Extrait de l'AN du 06-03-08... Rencontre :0)
Deuxième extrait...
Une fragilité vivifiante
La MAL accueille Pauline Croze pour un concert exceptionnel, le 14 mars. Depuis 2005, cette jeune artiste a su se faire une place dans le monde de la musique, aidée d’un premier album riche en petites confessions intimes. Aujourd’hui, elle revient avec Un bruit qui court, opus à la sensibilité bien à part, à la fragilité décoiffante et aux émotions sans concession. Rencontre avec cette musicienne hors norme.
Votre deuxième album, Un bruit qui court, est sorti il y a quelques mois. Pouvez-vous nous en parler ?
C’est un album dans lequel j’évolue beaucoup. Je suis allée chercher différentes sources d’inspirations musicales, comme la soul, des choses plus rythmiques, parfois un peu plus latines ou reggae. C’est assez varié en fait. Je voulais vraiment donner plus de tonicité, de dynamisme à cet album. J’avais envie de bouger, de faire appel à des sensations physiques, moins mélancoliques, plus lumineuses.
Votre son d’aujourd’hui semble différer quelque peu de vos débuts. Que s’est-il passé ?
J’ai pris le temps de mûrir. Lorsque j’ai composé un bruit qui court, je ne voulais pas refaire ce que j’avais fait pour le premier album. Je voulais quelque chose de léger, de plus en phase avec moi-même. Sur le premier je trouvais notamment les textes trop longs, trop calmes, trop statiques. Tout cela a changé.
On remarque notamment des rappels au jazz, aux sonorités africaines…
Oui. Pour la rythmique, le travail d’approche est différent. Ma conception de la musique, c’est qu’elle soit faite de chaloupes, de groove. Quelque chose qui fasse rebondir, remuer. Et je veux aussi que mes textes aient ce côté vibrant et chaloupé. Qu’il y ait une véritable harmonie.
Doit-on s’attendre à des arrangements différents, des variations pour le concert ?
En général, j’aime garder la maîtrise des morceaux. Et je suis assez exigeante sur scène. J’essaie d’aller toujours plus loin dans l’interprétation. Le public reconnaîtra mes chansons, mais on y verra également des choses nouvelles, des versions différentes.
Quelles relations entretenez-vous avec le public lors
de vos concerts ?
Avec le public, c’est assez complexe. J’aime beaucoup lorsque les spectateurs participent, lorsqu’ils donnent un peu d’eux même. Mais j’aime aussi garder un peu de mystère. Qu’ils puissent chante, mais également qu’ils puissent être posés, à l’écoute. Le partage se fait naturellement.
Propos recueillis par E. B.
Prochain RDV : une ITV de Staël...
11/03/08 - 11:02
:-)
kolokani